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Mi-mandat américaine et économie canadienne : ce que le Congrès peut changer d'ici 2036

Les démocrates prennent les deux chambres le 3 janvier 2027, alors que les droits de douane sur les produits canadiens reposent sur des lois présidentielles et que l'accord commercial fera l'objet d'un examen chaque année jusqu'à son expiration en juillet 2036.

Les démocrates ont remporté le contrôle des deux chambres du Congrès américain aux élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 et y siégeront le 3 janvier 2027. Les droits de douane sur les produits canadiens reposent sur des lois qu'un président peut appliquer de sa propre autorité; les modifier exige une loi qui résiste à un veto ou une entente négociée. Pour l'économie canadienne au cours de la prochaine décennie, la force la plus importante est l'examen annuel de l'ACEUM, qui court désormais jusqu'au 1er juillet 2036, et la façon dont les entreprises investissent pendant ces examens.

By Hannah Kuan16 min readTranslation: translated

Édition française, traduite de l'anglais. Lire l'édition anglaise originale

Mi-mandat américaine et économie canadienne : ce que le Congrès peut changer d'ici 2036
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Droit de douane américain moyen sur les produits canadiens

7.5 pour cent

au 22 octobre 2026, contre 5.0 pour cent en juillet (Banque du Canada, Rapport sur la politique monétaire d'octobre 2026).

Exportations canadiennes vers les États-Unis en franchise de droits

environ 80 pour cent

au 22 octobre 2026 (Banque du Canada).

Coût de l'incertitude commerciale pour le PIB

0.4 pour cent du niveau du PIB en 2027, 0.2 pour cent en 2028

projection de la Banque du Canada publiée le 28 octobre 2026.

Assermentation du nouveau Congrès

3 janvier 2027

deux jours après le taux annoncé de 50 pour cent sur l'automobile et l'acier canadiens (Constitution américaine, 20e amendement; taux annoncé selon CBS News, 24 août 2026).

Expiration de l'ACEUM sans renouvellement

1er juillet 2036

avec un examen conjoint chaque année d'ici là (ACEUM, article 34.7; déclaration de l'USTR, 1er juillet 2026).

Les démocrates ont remporté le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat américains aux élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, selon les projections des réseaux de télévision publiées les 4 et 5 novembre, et le nouveau Congrès siégera à compter du 3 janvier 2027. Les droits de douane actuellement imposés sur les produits canadiens reposent sur des lois qui permettent à un président d'agir de sa propre autorité; les modifier exige donc soit une loi qui résiste à un veto présidentiel, soit une entente négociée. Au cours de la prochaine décennie, la force la plus importante pour l'économie canadienne est le nouveau calendrier de l'accord commercial : l'Accord Canada–États-Unis–Mexique fait désormais l'objet d'un examen chaque année jusqu'à son expiration le 1er juillet 2036, à moins que les trois pays ne le prolongent.

Les entreprises et les ménages canadiens, tout comme la Banque du Canada, doivent donc planifier autour d'une frontière dont les règles peuvent être rouvertes chaque été. Un Congrès dirigé par un autre parti change qui peut modifier ces règles. Il ne change pas la fréquence à laquelle elles sont réexaminées.

Sur quoi reposent aujourd'hui les droits de douane américains visant le Canada?

Les droits qui subsistent sur les produits canadiens proviennent de trois lois commerciales américaines : la Section 232, la Section 338 et, depuis le 24 juillet 2026, un droit de 10 pour cent en vertu de la Section 301, dont sont exemptés les produits admissibles en vertu de l'accord commercial. La Cour suprême des États-Unis a écarté une quatrième loi en février, et une cinquième a pris fin en juillet.

Le 20 février 2026, la Cour suprême a tranché l'affaire Learning Resources, Inc. v. Trump et statué que l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), une loi de 1977 sur les sanctions, "does not authorize the President to impose tariffs" (traduction libre : n'autorise pas le président à imposer des droits de douane). Les droits liés au fentanyl et à la frontière imposés au Canada reposaient sur cette loi et sont tombés avec elle. Six juges ont appuyé l'essentiel de la décision et trois ont exprimé leur dissidence.

L'administration a réagi la même semaine. Une proclamation signée le 20 février a invoqué la Section 122 du Trade Act of 1974, qui permet une surtaxe temporaire pour régler des problèmes de balance des paiements, afin d'imposer un droit de 10 pour cent sur la plupart des importations à compter du 24 février. Les marchandises entrant en franchise de droits à titre de produits canadiens en vertu de l'accord commercial étaient exclues. La loi plafonne cette surtaxe à 150 jours, sauf prolongation par le Congrès, et elle a pris fin le 24 juillet 2026 sans prolongation.

Le 20 juillet 2026, trois proclamations ont invoqué la Section 338 du Tariff Act of 1930 pour ajouter un droit de 50 pour cent sur certains produits canadiens, en invoquant le traitement réservé par le Canada à l'alcool et aux produits laitiers américains ainsi qu'aux véhicules automobiles américains. Les proclamations fixaient l'entrée en vigueur au 19 août; une autre proclamation signée le 18 août a suspendu les droits pendant trois jours, et ils sont entrés en vigueur le 22 août. La Banque du Canada décrit les produits visés comme comprenant notamment la machinerie et l'équipement, les plastiques, les meubles ainsi que les produits du bois et du papier, sans égard à leur traitement en vertu de l'accord commercial.

La couche la plus ancienne est la Section 232 du Trade Expansion Act of 1962, qui permet au président de restreindre des importations pour des motifs de sécurité nationale. Elle porte les droits sectoriels sur l'acier et l'aluminium, tous deux à 50 pour cent, et sur l'automobile, à 25 pour cent sur le contenu non américain. Le 24 août, selon CBS News, le président Donald Trump a publié un message indiquant que les droits sur les véhicules et pièces canadiens, ainsi que sur l'acier, passeraient à 50 pour cent le 1er janvier 2027.

Le décompte de la Banque du Canada elle-même, en date du 22 octobre 2026, établit le droit de douane américain moyen sur les produits canadiens à 7.5 pour cent, contre 5.0 pour cent dans son rapport de juillet, alors qu'environ 80 pour cent des exportations canadiennes de marchandises vers les États-Unis franchissent toujours la frontière en franchise de droits.

La plupart des échanges restent admissibles aux exemptions de l'accord. Le pétrole brut et les autres produits énergétiques sont exemptés des droits de la Section 338, tout comme la potasse et les minéraux critiques, note la Banque. Le Canada a répliqué par des contre-droits sur environ C$28 milliards de produits américains, et la Banque estime le droit moyen du Canada sur les importations américaines à 3.9 pour cent.

Que peut réellement changer le nouveau Congrès, et quand?

Le nouveau Congrès peut modifier les lois qui fondent les droits de douane, mais chaque modification exige soit la signature du président, soit un vote des deux tiers dans les deux chambres pour renverser un veto.

Le calendrier compte d'abord. Le Congrès élu en 2024 siège jusqu'au 3 janvier 2027, une session de fin de mandat qui conserve les majorités actuelles. Le taux annoncé de 50 pour cent sur l'automobile et l'acier est daté du 1er janvier 2027, deux jours avant l'assermentation des nouveaux élus. Une loi visant ce taux ne pourrait pas être adoptée par le nouveau Congrès avant son entrée en vigueur, s'il entre en vigueur comme annoncé.

Après le 3 janvier, le Congrès dispose de trois types d'outils. Il peut abroger ou modifier une loi, par exemple supprimer la Section 338 ou soumettre à son approbation tout nouveau droit en vertu de la Section 232. Il peut greffer une disposition commerciale à un projet de loi qui doit être adopté, comme les lois de crédits annuelles ou la loi d'autorisation de la défense. Il peut aussi tenir des audiences et interroger le représentant américain au Commerce, le responsable qui mène les négociations.

Le décompte des votes est la contrainte. Peter Harrell a écrit sur son Substack le 6 novembre qu'un projet de loi limitant les pouvoirs tarifaires aurait besoin d'environ une douzaine de voix républicaines au Sénat et d'une trentaine à la Chambre pour renverser un veto. Il a aussi écrit que le président "is not going to sign any legislation that substantially constrains his tariff powers" (traduction libre : ne signera aucune loi qui limite sensiblement ses pouvoirs tarifaires). Il s'agit de son analyse, et aucun vote n'a été tenu sur un tel projet de loi.

Il existe un précédent. Le 8 avril 2025, les sénateurs Ron Wyden et Rand Paul ont présenté, avec Chuck Schumer et Tim Kaine, une résolution visant à mettre fin à l'urgence nationale sur laquelle reposaient alors les droits de douane mondiaux. Paul est républicain; les trois autres sont démocrates.

Pour le Canada, la conséquence tient au calendrier. Une modification qui résiste à un veto, ou une modification intégrée à une loi de crédits que le président signe, changerait ce que paient les exportateurs canadiens. Ni l'une ni l'autre n'a encore de date.

Pourquoi le calendrier d'examen de l'ACEUM compte davantage qu'un seul vote

La clause d'examen de l'accord commercial fixe elle-même le rythme de la décennie, quel que soit le parti qui contrôle le Congrès.

L'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM, appelé CUSMA en anglais au Canada et USMCA aux États-Unis) est entré en vigueur le 1er juillet 2020, pour une durée de 16 ans. L'article 34.7 prévoyait un examen conjoint au sixième anniversaire, le 1er juillet 2026, au cours duquel chaque gouvernement pouvait confirmer par écrit qu'il souhaitait une nouvelle durée de 16 ans. Le Canada a écrit le 1er juin qu'il appuyait le renouvellement, et le Mexique a confirmé son appui dans une déclaration du 1er juillet, selon le cabinet d'avocats White & Case.

Les États-Unis ne l'ont pas fait. "The United States did not agree to renew the USMCA in its current form" (traduction libre : les États-Unis n'ont pas accepté de renouveler l'ACEUM dans sa forme actuelle), a déclaré le 1er juillet l'ambassadeur Jamieson Greer, représentant américain au Commerce. Sa déclaration ajoutait que l'accord "remains in force pending resolution of these issues or until the Agreement's termination" (traduction libre : reste en vigueur en attendant le règlement de ces questions ou jusqu'à la fin de l'accord).

En vertu de l'article 34.7, ce résultat déclenche un examen conjoint chaque année pour le reste de la durée de l'accord. L'accord prend fin le 1er juillet 2036, à moins que les trois chefs de gouvernement ne confirment par écrit une nouvelle durée lors de l'un de ces examens. Par ailleurs, l'article 34.6 permet à toute partie de se retirer moyennant un préavis écrit de six mois.

Un Congrès ne peut pas prolonger l'accord à lui seul; la confirmation relève du président. Le Congrès peut peser sur la négociation, par les audiences, par les rapports du représentant au Commerce et par les votes qu'exigerait un accord modifié.

Comment un régime commercial rouvert chaque année façonne l'investissement au Canada

Le coût des examens annuels se manifeste moins dans les factures de droits de douane que dans les investissements qui attendent d'y voir clair.

Une entreprise qui décide de construire ou non une usine en Ontario pour desservir le marché américain fait un pari sur 20 ou 30 ans. Quand les conditions d'accès peuvent changer à chaque examen de juillet, le choix rationnel est souvent d'attendre, de construire plus petit ou de construire du côté américain. La Banque du Canada chiffre cette hésitation : dans son Rapport sur la politique monétaire d'octobre 2026, l'incertitude entourant la politique commerciale retranche 0.4 pour cent du niveau du PIB canadien en 2027 et 0.2 pour cent en 2028.

La projection de la Banque, publiée le 28 octobre, prévoit une croissance du PIB de 1 pour cent en 2026 et d'environ 2 pour cent en 2027 et en 2028, avec des investissements des entreprises en hausse d'environ 4 pour cent par année en moyenne en 2027 et en 2028. La croissance des exportations ralentit à environ 1¼ pour cent en 2027, les droits américains freinant les exportations hors produits de base, puis reprend en 2028 à mesure que le frein tarifaire s'atténue. La Banque maintient les droits actuels constants dans cette projection; un taux plus élevé en janvier, ou plus bas plus tard, modifierait ces chiffres dans le prochain rapport.

Un ménage le ressent indirectement, par moins de nouveaux emplois dans les villes qui dépendent de ces usines. Statistique Canada a indiqué le 4 novembre que les exportations de véhicules automobiles ont reculé en septembre, celles de voitures particulières et de camions légers baissant de 7.0 pour cent par rapport à août.

Le huard et les taux d'intérêt sous un régime tarifaire

Les droits de douane tirent le dollar canadien et les taux d'intérêt dans des directions opposées, ce qui explique la prudence de la Banque du Canada.

Un droit de douane renchérit les produits canadiens sur le marché américain. Moins de ventes au sud de la frontière signifient une demande moindre de dollars canadiens, ce qui tend à affaiblir le huard. En même temps, les contre-droits du Canada et un huard en baisse font monter le prix des importations, ce qui pousse l'inflation au pays. Une croissance plus lente plaide pour des taux plus bas; des prix plus élevés plaident pour des taux plus hauts.

En octobre, la Banque a penché du côté des prix, pour des raisons liées davantage au pétrole qu'au commerce. Elle a relevé son taux directeur d'un quart de point à 2.5 pour cent le 28 octobre, sa première hausse depuis 2023, en invoquant le risque que les prix élevés de l'énergie liés au conflit au Moyen-Orient se propagent aux autres prix, comme Maple l'a rapporté dans son compte rendu de la décision. La Banque s'attend à ce que l'inflation des prix à la consommation reste supérieure à 3 pour cent pendant une bonne partie de 2027.

Pour la monnaie, la Banque suppose que le huard s'établira en moyenne à 71 cents américains sur l'horizon de projection, comme en juillet. Le 6 novembre 2026, le taux quotidien de la Banque était de C$1.4113 par dollar américain, soit environ 70.9 cents américains, contre C$1.3989 la veille. L'analyse des données du PIB d'août publiée par Maple portait sur une économie à plat en août et sur la monnaie en octobre.

Un Congrès qui finirait par restreindre les outils tarifaires atténuerait l'une de ces pressions.

Quels secteurs sont exposés et lesquels sont exemptés

L'exposition se concentre dans la fabrication et les métaux, alors que les exportations de ressources, qui forment une grande part de l'excédent commercial du Canada, échappent en grande partie aux droits.

SecteurMesure américaineTaux sur les produits canadiensSituation au 7 novembre 2026
AcierSection 23250 %En vigueur; le message de Trump du 24 août cite l'acier parmi les produits qui passeraient à 50 % le 1er janvier 2027
AluminiumSection 23250 %En vigueur depuis le 4 juin 2025
Automobiles et piècesSection 23225 % sur le contenu non américainHausse annoncée à 50 % le 1er janvier 2027
Machinerie; plastiques; meubles; produits du bois et du papier (entre autres)Section 33850 %En vigueur depuis le 22 août 2026
Pétrole brut, autres produits énergétiques, potasse, minéraux critiquesExemptés de la Section 3380 % en vertu des nouveaux droitsExemptés, selon la Banque du Canada
La plupart des produits conformes à l'ACEUMExemptions de l'accord0 %Environ 80 % des exportations en franchise de droits

L'énergie est le cas le plus net. Statistique Canada a indiqué que les exportations de produits énergétiques ont augmenté de 8.2 pour cent en septembre, une deuxième hausse mensuelle consécutive, et les hypothèses pétrolières de la Banque du Canada, tirées des prix à terme du 15 octobre, situent le Brent près de US$100 le baril en moyenne au quatrième trimestre de 2026. La potasse et les minéraux critiques bénéficient de la même exemption, de sorte que la potasse de la Saskatchewan et les métaux que les États-Unis classent comme critiques traversent la frontière sans les nouveaux droits.

C'est dans les secteurs exposés que la diversification est mise à l'épreuve.

Le Canada trouve-t-il d'autres acheteurs? L'aluminium est le cas mesuré

Une partie de la diversification apparaît dans les données, et l'aluminium montre ce qu'elle exige.

Le Canada produit environ 3.3 millions de tonnes d'aluminium par année et en exporte environ 90 pour cent, a déclaré à BNN Bloomberg le 4 novembre Jean Simard, qui dirige l'Association de l'aluminium du Canada. Depuis que les États-Unis ont imposé un droit de 25 pour cent sur l'aluminium canadien en mars 2025 et l'ont doublé le 4 juin 2025, les producteurs canadiens ont expédié environ 800,000 tonnes en Europe, a-t-il dit, contre environ 100,000 tonnes au cours d'une période normale de même durée.

C'est un déplacement important pour un seul produit, vers un marché plus éloigné que le Midwest américain. Andreas Schotter, de l'Ivey Business School de l'Université Western, a indiqué au même média qu'il ne s'attend pas à un retour rapide à un commerce entièrement exempt de droits, en notant que les démocrates penchent eux aussi vers la protection de l'industrie américaine.

Pour l'ensemble des marchandises, le déplacement est plus lent. Statistique Canada a indiqué que les exportations vers des pays autres que les États-Unis représentaient 29.8 pour cent des exportations canadiennes de marchandises en septembre 2026, contre 30.1 pour cent en août. Environ sept dollars sur dix continuent de prendre la route du sud.

Quel effet sur la croissance à long terme du Canada?

Le coût à plus long terme d'un régime commercial qui peut changer chaque année se manifeste dans la productivité, c'est-à-dire la production de chaque travailleur, et dans la limite de vitesse de l'économie.

La Banque du Canada estime la production potentielle, soit le rythme auquel l'économie peut croître sans attiser l'inflation, à un peu moins de 1½ pour cent en 2026, à environ 1½ pour cent en 2027 et à environ 1¾ pour cent en 2028. Elle attribue le ralentissement de 2026 à une croissance démographique plus lente et aux effets de la politique commerciale américaine, y compris un frein à la productivité qui s'atténue sur l'horizon de projection. La productivité souffre quand des usines tournent en deçà de la taille pour laquelle elles ont été construites, quand les chaînes d'approvisionnement sont détournées et quand l'investissement dans du nouvel équipement est reporté.

Une année d'incertitude peut être absorbée. Une décennie d'incertitude s'additionne, parce qu'une usine reportée est une capacité qui manque quand la demande reprend.

Trois façons dont la décennie pourrait se dérouler

Chaque scénario ci-dessous est lié à un mécanisme précis et à un déclencheur daté. Aucun n'est une prévision de l'issue d'un vote.

Les lois restent telles quelles jusqu'en 2028. Dans ce scénario, aucune loi tarifaire ne change, soit parce qu'aucun projet de loi n'est adopté, soit parce qu'un veto tient. Le déclencheur est le 1er janvier 2027, date prévue du taux annoncé de 50 pour cent sur l'automobile et l'acier, puis le prochain examen conjoint du 1er juillet 2027. La projection de la Banque du Canada, avec des droits maintenus constants, sert de point de départ; un taux plus élevé sur l'automobile ajouterait au frein sur les exportations et l'investissement que la Banque prévoit déjà pour 2027.

Le Congrès restreint les outils. Dans ce scénario, le Congrès abroge la Section 338 ou soumet à son approbation tout nouveau droit en vertu de la Section 232, soit avec assez de voix républicaines pour renverser un veto, soit dans une loi de crédits ou de défense que le président signe. Les déclencheurs sont l'échéance annuelle des crédits, le début de l'exercice financier fédéral américain le 1er octobre et la loi annuelle d'autorisation de la défense. L'estimation de juillet de la Banque, soit un droit moyen de 5.0 pour cent établi avant l'entrée en vigueur des droits de la Section 338, donne une idée approximative de ce que leur retrait changerait, les droits sectoriels de la Section 232 restant en place.

Un renouvellement négocié remet l'horloge à zéro. Dans ce scénario, les trois gouvernements confirment une nouvelle durée de 16 ans lors de l'un des examens conjoints annuels, ce qui mettrait fin au cycle annuel et repousserait l'expiration de l'accord bien au-delà de 2036. Le déclencheur est tout examen du 1er juillet entre 2027 et 2035, et le mécanisme est une confirmation écrite de chaque chef de gouvernement. Les droits sectoriels de la Section 232 peuvent s'appliquer même aux produits qui respectent les règles d'origine de l'accord, ce qui laisse l'acier et l'aluminium particulièrement exposés dans ces discussions, selon le cabinet d'avocats Cain Lamarre.

Si rien de tout cela ne se produit d'ici le 1er juillet 2036, l'accord prend fin et le commerce revient aux règles que chaque pays applique à ses partenaires sans accord.

Ce que l'élection laisse intact

Plusieurs forces qui agissent sur l'économie canadienne échappent au Congrès. Le prix du pétrole est le principal moteur de l'inflation canadienne cette année, et c'est pourquoi la Banque du Canada a invoqué les prix de l'énergie, et non les droits de douane, quand elle a relevé son taux le 28 octobre. Le calendrier des examens a été fixé en 2020.

Les ministres canadiens ont orienté leur approche en fonction de ce calendrier. "Our job is to focus on what we can control, and that's to work with the people that Americans have elected" (traduction libre : notre travail est de nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler, c'est-à-dire travailler avec les personnes que les Américains ont élues), a déclaré le 4 novembre Dominic LeBlanc, ministre responsable du commerce Canada–États-Unis, selon Global News. Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a affirmé le même jour que "the January tariffs are still on the table" (traduction libre : les droits de janvier sont toujours sur la table).

Deux autres textes de Maple ce week-end traitent des volets de cette histoire qui méritent leur propre espace : une explication de qui, à Washington, peut imposer un droit de douane sur les produits canadiens et le retirer, loi par loi, et, dimanche, un tour d'horizon du budget fédéral déposé à Ottawa le 5 novembre et de ce qu'il suppose quant au commerce avec les États-Unis.

Les élections de mi-mandat ont déplacé les votes à Washington. Les dates qui encadrent la prochaine décennie du Canada, le 1er janvier, chaque 1er juillet et le 1er juillet 2036, figuraient déjà au calendrier.

Divulgation

Note de transparence. Ce texte est une analyse de diligence raisonnable indépendante et un article d'opinion éditoriale produits par la rédaction de The Maple Markets. Il n'est ni commandité, ni promu, ni commandé, et aucune rémunération d'aucune sorte n'a été reçue d'un émetteur, d'un organisme public ou d'une organisation nommés dans ce texte, ni de toute partie agissant en leur nom. L'analyse repose sur l'information publique disponible à la date de publication; chaque chiffre est attribué à sa source primaire. The Maple Markets et ses auteurs peuvent détenir des positions dans les titres mentionnés; rien dans ce texte ne constitue une recommandation d'achat, de vente ou de conservation d'un titre, et les lecteurs ne doivent pas y voir un conseil en placement. L'information divulguée par le passé ne garantit pas les résultats futurs. Cette édition est une traduction de l'original anglais; en cas de divergence, la version anglaise prévaut. Politiques : Normes éditoriales · Avis financier.

À lire ensuite

Aussi en anglais: US Midterms and Canada's Economy: What Congress Can Change Before 2036

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  2. MacroL'économie canadienne a fait du surplace en août, et le huard a terminé octobre plus fermeLe produit intérieur brut réel était pratiquement inchangé en août 2026, a indiqué Statistique Canada le 30 octobre 2026, un deuxième mois de suite sans variation, et dépassait de 1.5 pour cent son niveau d'août 2025. Une estimation anticipée fait état d'un recul de 0.1 pour cent en septembre, ce qui, selon l'organisme, laisse la croissance du troisième trimestre à 0.3 pour cent. Le dollar canadien valait US$0.7163 le 30 octobre selon la moyenne quotidienne de la Banque du Canada, contre un creux de 2026 de US$0.7007 le 9 octobre, et les rendements de référence à 2 ans et à 10 ans du gouvernement du Canada étaient de 3.36 et 3.84 pour cent le 29 octobre.Marc Belzile · 31 octobre 2026 · 10 min
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Hannah KuanMarkets Reporter · 7 years covering small-cap and venture marketsMore by Hannah Kuan
Sources et références (22)
  1. Bank of Canada, Monetary Policy Report, October 2026: tariff assumptions
  2. Bank of Canada, Monetary Policy Report, October 2026: Canadian outlook
  3. Supreme Court of the United States, Learning Resources, Inc. v. Trump, No. 24-1287, decided February 20, 2026
  4. Federal Register, Proclamation 11012, temporary import surcharge under Section 122, February 25, 2026
  5. Federal Register, Proclamation 11046, Section 338 duties, alcoholic beverages, July 23, 2026
  6. Federal Register, Proclamation 11047, Section 338 duties, dairy, July 23, 2026
  7. Federal Register, Proclamation 11048, Section 338 duties on certain products of Canada, motor vehicles, July 23, 2026
  8. Federal Register, Proclamation 11056, effective date of the Section 338 duties moved to August 22, 2026
  9. Office of the US Trade Representative, Ambassador Greer statement on the USMCA joint review, July 1, 2026
  10. Global Affairs Canada, CUSMA Chapter 34, Final Provisions (Articles 34.6 and 34.7)
  11. Statistics Canada, Canadian international merchandise trade, September 2026, released November 4, 2026
  12. Bank of Canada, daily USD/CAD exchange rate
  13. Bank of Canada, target for the overnight rate
  14. US Senate Finance Committee, Wyden, Paul, Schumer and Kaine resolution to repeal global tariffs (via)
  15. White & Case, USMCA 2026 joint review (via)
  16. Cain Lamarre, the USMCA after the July 1, 2026 review (via)
  17. Peter Harrell, What should the new Democratic Congress do on trade, November 6, 2026 (via)
  18. CBS News, Trump says tariffs on Canadian autos and steel will rise to 50% on January 1, 2027, August 24, 2026 (via)
  19. BNN Bloomberg, Canadian aluminum industry and the midterms, November 4, 2026 (via)
  20. Global News, US-Canada trade after the midterms, November 4, 2026 (via)
  21. Office of the US Trade Representative, Section 301 forced labor action, July 2026
  22. GHY International, CBP guidance on the Section 301 forced labor duties (via)

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Hannah Kuan (November 7, 2026). Mi-mandat américaine et économie canadienne : ce que le Congrès peut changer d'ici 2036. The Maple Markets. https://themaplemarkets.ca/fr/newsroom/what-the-us-midterm-results-mean-for-the-canadian-economy-over-the-next
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